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    Des éoliennes flottantes télescopiques

     

     


    Vous connaissez ELISA ? C’est la première éolienne flottante de son genre, une géante de 5MW qui peut être assemblée à terre avant d’être simplement remorquée en mer. Plus besoin de transporteurs lourds, un simple remorqueur suffit pour tracter l’éolienne. Sa plateforme flottante sert à la fois de barge de transport et de socle d’arrimage puisqu’une fois lestée elle vient se poser sur les fonds marins où elle est solidement fixée, tandis que le mat télescopique en béton de l’éolienne se déploie jusqu’à 140 mètres de haut.

    elisa-techno

    Selon José Serna, un des ingénieurs coordonnateur de ce projet espagnol de 15 millions d’euros soutenu par l’Europe, le système ELISA peut réduire les coûts jusqu’à 40 % par rapport aux solutions classiques. Il permet également de réaliser des économies au niveau de la maintenance et de l’entretien, des postes de dépense élevés pour les turbines exposées quotidiennement aux conditions difficiles de la pleine mer.
    «En fait, le coût par MW du prototype en cours de développement est déjà inférieur au prix actuel du marché, bien que tous les investissements dans l’infrastructure et les moyens auxiliaires aient été consacrés à une seule unité », explique M. Serna.

    Le premier prototype d’éolienne télescopique en béton, réalisé par Esteyco Energia, d’une puissance de 5 MW et d’un diamètre de 132 mètres a été installé par 30 mètres de fond au large de la Grande Canarie en mai 2016
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    Internet fournit des données de partout dans le monde, de manière quasi-instantanée. Que l’information vienne de New York, Tokyo ou Rio de Janeiro, il faut bien qu’elle soit par un moyen ou par un autre acheminée chez vous.

    Internet fournit des données de partout dans le monde, de manière quasi-instantanée. Que l’information vienne de New York, Tokyo ou Rio de Janeiro, il faut bien qu’elle soit par un moyen ou par un autre acheminée chez vous.

    Après un sondage absolument pas représentatif parmi mes amis proches une bonne partie d’entre eux pense que toutes ces informations circulent via satellite… que nenni !

    Si les communications via l’espace ont le vent en poupe (sur votre GPS par exemple) Internet, lui, circule à 99% entre les continents via de « bons vieux » câbles posés au fond des océans, contre 1% pour la voie satellitaire (chiffres de 2006).


    Le René Descartes. Le bateau poseur de câbles de France Télécom

    Un peu d’histoire

    Les premiers câbles sous-marins de datent pas d’hier. Quelques années seulement après l’invention et la mise au point du télégraphe électrique de Cooke et Wheatstone en 1838 (entre Londres et Birmingham au Royaume-Uni), l’idée de faire passer ces câbles sous la mer pour relier des zone auparavant inaccessibles fait rapidement son chemin.

    C’est en 1842, par Samuel Morse (à qui l’on doit le code du même nom) que le premier câble sous-marin est posé au fond du port de New-York.

    Les technologies permettant une meilleur imperméabilité du câble se perfectionnant, en 1852 Paris et Londres sont reliés via un câble sous la Manche et en 1866 le premier câble transatlantique est posé, ouvrant la voie au réseau mondial actuel : Internet.

    Les câbles actuels

    Bien sur le télégraphe n’est plus tout à fait dans l’air du temps et les méthodes de transmission de données ont bien évoluées depuis le 19ème siècle. Mais si les câbles ne sont plus les mêmes, ils sont bel et bien encore présents.

    Ce n’est plus l’électricité qui achemine les informations mais la lumière puisque la fibre optique, développée dans les années 80, offre de nombreux avantages en terme de débit, et de dispersion du signal.


    image : Wikimedia commons

    Cette technologie continue de s’améliorer, les câbles les plus récent offrant des débits pouvant aller jusqu’à des dizaines de Térabits par seconde grâce au multiplexage en longueur d’onde, qui permet de transmettre simultanément plusieurs messages différents sur la même fibre en utilisant des couleurs de lumière différentes.

    Dégâts sur les câbles

    Les filets ou les ancres des bateaux, les séismes, ou même les morsures de requins (!) peuvent endommager les précieux câbles posés à même le fond de l’océan. Pour les réparer, des bateaux spéciaux les remontent à la surface depuis leur point de départ, testant de proche en proche la bonne connectivité jusqu’à trouver la zone endommagée.

    Les câbles sont aussi très important géo-politiquement, et pendant  la guerre froide, des bateaux soviétiques ont coupés 12 câbles trans-atlantiques entre l’Amérique et l’Europe.

    Couverture mondiale

    Principalement posés entre l’Europe et les Etats-Unis, les câbles se sont ensuite répandus autour du monde, dans le Pacifique notamment avec l’émergence des pays asiatiques sur le net.

    Pourtant à l’heure actuelle tous les pays ne sont pas égaux dans leur accès au réseau et malgré les récents investissements l’Afrique reste toujours faiblement desservies par les précieux câbles.


    Une carte de la couverture et des principaux incidents sur les câbles sous-marins. Image : Guardian

    Voilà pour une vision globale de comment Internet vous permet d’accéder à des données à l’autre bout du monde.Pour plus de détails je vous invite à consulter la page Wikipédia sur ces câbles.

    En attendant, vous pourrez penser à l’incroyable chemin parcouru lors de votre prochain Tweet ou Lik


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