• 2002, l'Amérique est enfin de retour dans le monde des constructeurs de consoles. Des années après les déboires d'Atari, Microsoft lance en Europe la XBo afin de concurrencer la PS2 et la GameCube.

     

    Xbox © 

    Et le moins que l'on puisse dire que c'est ce débarquement se fait... à l'américaine. Alors certes, la Xbox déploient des performances graphiques jamais vu, c'est surtout une astuce qui va tout changer dans l'expérience vidéo-ludique : le disque dur.

    Carton aux États-Unis, ce fut par contre le bide absolu au Japon. Tant pis pour le Japon, Microsoft, cette fois-ci, est bel et bien lancé dans la course aux consoles. Quelques années plus tard, la Xbox 360 ne fera que confirmée la puissance de ce retour à l'américaine.

    Intervenants : Daniel Ichbiah, auteur de la Saga des jeux vidéo aux éditions Pix'n Love. Julien Chièze, co-fondateur du site Gameblog.fr

    Quelques titres majeurs : Fable, Halo, Splinter Cell : Chaos Theory, Halo 2, Star Wars: Knights of the Old Republic, Forza Motorsport


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  • Juin 1991, si la France pleure encore Serge Gainsbourg, ses écoliers vivent eux une batailles homérique dans le monde des consoles portables : d'un côté Nintendo et sa Game Boy, de l'autre Sega et sa Game Gear.Le vainqueur ne fut pas le plus innovant.

     

    Game Gear © 

    Sega, boosté par le succès de sa Megadrive, décide au début des années 90 de s'attaquer crânement à la Game Boy, jusqu'alors reine des cours d'école. La firme lance alors sa Game Gear et son écran couleur si séduisant.

    Technologiquement supérieure à la Game Boy, la Game Gear va pourtant mordre la poussière. Plus chère, plus volumineuse, moins autonome, elle ne pourra jamais supporter la comparaison malgré la politique marketing agressive de Sega. La cours d'école avait fait son choix.

    Mais l'échec ne fuit pas total pour cette Game Gear qui connue de très bons jeux comme l'inévitable Sonic adaptés à toutes les sauces tout comme Streets of Rage ou Super Monaco GP, dont le second opus fut d'ailleurs parrainé par feu Ayrton Senna.

    Intervenant : Philippe Dubois, président et co-fondateur de l'associationmo5.com

    Quelques titres majeurs : Sonic, Wonderboy 3, After burner, Shinobi, Castle of illusion, The lucky dime caper starring Donald Duck, Outrun, Ristar, Streets of Rage


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  • Si le jeu vidéo avait une mère, ce serait probablement l'Odyssey de Magnavox, première console familiale
    au monde qui débarque fin 1974 dans une France surchauffée par le succès ciné d'Emmanuelle.

     

    Magnavox Odyssey © 

    Bien avant Pong, un dénommé Ralph Baer, ingénieur allemand exilé aux USA, avait déjà posé les bases du fameux jeu de tennis avec cette machine mise sur le marché par Magnavox, une firme connue aux États-Unis dans le secteur de l'électronique grand public, des téléviseurs principalement. 

    Sans microprocesseur, ni mémoire, l'Odyssey n'anime au maximum que trois carrés en noir et blanc, représentant les personnages et/ou ballon en fonction des jeux. Les manettes, quant à elles, ne disposent que de deux molettes et d'un bouton reset. 

    Ce qui n'empêcha pas tous les futurs grands du jeux vidéo, Activision, Nintendo ou Sega, de s'inspirer un peu trop largement de cette Odyssey. En 1971, un américain répondant du nom de Nolan Bushnell, futur créateur d'Atari, va lui inventer la première machine d'arcade, Computer Space, mais surtout le père des jeux vidéo : Pong en 1972. Un succès qui doit tout à Ralph Baer. 

    Et malgré un beau démarrage, l'Odyssey ne décollera jamais malgré de multiples baisses de prix. Au final, on ne compte que 200 000 unités d'Odyssey vendues. Magnavox qui fut racheté par la suite par le hollandais Philips avec qui ils ont conçu l'Odyssey2, plus connue en Europe sous le nom de Philips Videopac.

    Intervenant : Philippe Dubois, président et co-fondateur de l'associationmo5.com

    Quelques titres majeurs : Table Tennis, Ski, & Simon Says, Tennis, Analogic, Hockey, & Football, Cat and Mouse, Football & Haunted House, Submarine, Roulette & States


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  • Si elle créa, à elle seule, le marché du jeu mobile, la géniale Game Boy inventée par Gunpei Yokoi le doit à un savant mélange entre capacités technologiques et portabilité à toute épreuve.

     

    Game Boy © 

    Le débat dure depuis 22 ans : dit-on " le " ou " la " Game Boy. L'usage, en Europe, est de dire " la Game Boy ", puisqu'il s'agit d'une console. Sauf que les manuels Nintendo parlent bien du Game Boy, au masculin. Ce qui ne fait pas polémique, c'est le succès phénoménal de cette brique de plastique qui créa à elle seule seul le marché du jeu portable. Malgré une concurrence qui alliait puissance et parfois couleur, le noir et blanc et les faibles capacités de la Gameboy avaient bien des atouts.


    La Game Boy était donc autonome, pas cher et surtout communautaire

    Crée par le génial Gunpei Yokoi déjà inventeur des Game&Watch, la Game Boy était donc autonome, pas cher et surtout communautaire. Un réseau social avant l'heure. Tetris, Super Mario Land, Wario, Zelda : Link's Awakening et évidement Pokemon qui relança même les ventes d'une console qu'on pensait en fin de vie. Une Game Boy qui a su évoluer avec des versions "Pocket", "Lite" "Color" qui se sont écoulées tout de même à près de 120 millions d'unités. A ce chiffre record s'ajoutent les 82 millions d'unités de la génération suivante : la série "Game Boy Advance", lancée en 2001.

    Quant au nombre de cartouches de jeux vendues, il se chiffre en milliards.

    Intervenants : Guillaume Delalande, journaliste à LCI. François-Xavier Desvilles, journaliste à pushstart.tv

     Quelques titres majeurs :

    Super Mario Land, Duck Tales, Tetris, Kirby's Dream Land, Super Mario Land 2 : 6 Golden Coins, Wario Land : Super Mario Land 3, Bomberman, Pokemon Rouge & Bleu, Metroid II : Return of Samus, The Legend of Zelda : Oracle of Ages, Castlevania 2 Belmont's Revenge


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  • 1979, Jay Smith, génial ingénieur américain qui créera plus tard la Vectrex, va imaginer ce qui va devenir la première console portable de l'histoire : la Microvision.

     

    Microvision 

    Microvision, première console de jeux vidéo portable à être équipée d'un écran LCD et à permettre le changement de cartouches. Une prouesse à l'époque. Doté d'un potentiomètre ainsi que d'un clavier 12 touches très fragiles, elle avait une autre particularité : Les jeux étant à cette époque très volumineux, il fallait pour en changer, enlever toute la façade de la console.

    Paradoxe de cette autonomie défaillante, si la Microvision était censée fonctionner avec deux piles carrées, la console n'en avait besoin que d'une seule, la seconde étant censée servir de batterie de secours. Et pour l'anecdote, la console couinait au bout d'un certain temps d'inactivité si elle était sous tension. Ce qui ne l'empêcha pas de se vendre à 8 millions d'unités l'année de son lancement, mais sa logithèque défaillante, une dizaine de jeux seulement, ne laissa aucune chance à ce premier essai de mobilité. Dix ans plus tard, la future Gameboy reprendra ce génial principe de cartouches interchangeables. Avec succès cette fois.

    Intervenant : Philippe Dubois, président et co-fondateur de l'associationmo5.com


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